« Overshoot day » : le temps presse !

Hier c’était le “jour de dépassement” ou l’”overshoot day” de l’humanité. Cette date marque le jour où nous avons consommé plus de ressources naturelles que ce que la planète ne peut régénérer en un an. Concrètement, nous puisons dans les ressources en énergie, mais aussi l’élevage, la production forestière, la capacité des terres agricoles à se renouveler, etc. Ce jour de dépassement signifie que nous utilisons les ressources à crédit sur les générations futures à partir de ce 29 juillet. Cependant, il s’agit de la date pour toute la planète. Si tout le monde vivait comme un européen, la date serait du 10 mai, pour la Belgique, elle tombe le 6 avril. Si cette date est surtout un symbole d’une surconsommation que la planète ne peut pas assumer, il ne faut pas sous-estimer le manque de pérennité de nos modes de vies.

Dès lors que faire ? Une prise de conscience que nos vies changeront, pour ensuite développer des solutions structurelles et des habitudes de consommation qui peuvent transformer la situation en opportunité.

Pour ce qui est du bilan, en Wallonie comme à Bruxelles, le cdH a commencé la transition. Carlo Di Antonio, en Wallonie, a montré l’exemple en prenant des décisions fortes (interdiction du glyphosate, bande de covoiturage, réforme de la TEC…) et en mettant fin à des comportements néfastes (cannettes consignées, fin du plastique jetable, interdiction des cartes plastifiées sur les pare-brise par exemple). A Bruxelles, Céline Frémault a notamment mis en place la Zone Basse Emission, qui nous pousse à remettre en question nos habitudes de mobilité pour un mieux!

Mais il faut continuer les efforts ! Les solutions classiques sont connues : améliorer notre mobilité, améliorer notre gestion des déchets, diminuer l’usage de produits néfastes envers l’environnement… Mais nous devons aussi remettre en question certains de nos modes de vies : les citytrips et leurs vols “saut de puce”, les produits hors saison… Les avancées technologiques et numériques sont également un challenge important: nos objets connectés ne sont plus viables avec une durée de vie si faible ! D’autres “solutions” ne sont pas encore au point: les trottinettes partagées par exemple, ont une durée de vie beaucoup trop courte. On a parlé de 28 jours, on se situe probablement entre 1 et 6 mois de durée de vie d’après L’Echo.

Nous sommes dans une situation charnière où nous devons nous garantir avec conviction un futur de qualité. Le temps presse !