Les Jeunes cdH se réjouissent de la relance de l’Union européenne sociale

Les dirigeants des 28 Etats membres de l’Union européenne se sont réunis le 17 novembre dernier à Göteborg, en Suède, pour le premier sommet social européen depuis 20 ans. Ce sommet a été l’occasion pour les États membres d’adopter le Socle européen des droits sociaux.

Les dirigeants des 28 Etats membres de l’Union européenne se sont réunis le 17 novembre dernier à Göteborg, en Suède, pour le premier sommet social européen depuis 20 ans. Organisé sous l’impulsion de Jean-Claude Juncker, président de la Commission, Marianne Thyssen (CD&V), commissaire chargée des affaires sociales et de l’emploi, et Stefan Löfven, Premier ministre suédois, le sommet a été l’occasion pour les États membres d’adopter le Socle européen des droits sociaux.

Ce texte inédit énonce 20 principes sous forme de droits sociaux pour les citoyens, répartis en trois grands chapitres – égalité des chances, accès équitable au marché du travail, accès à la protection sociale.

L’événement est symboliquement important, dans un contexte où les citoyens, lassés par la faiblesse de l’Union européenne sur le plan social, se tournent vers les mouvements populistes. Si les entreprises se livrent concurrence à l’intérieur d’un marché unique, les États, eux, continuent de gérer seuls leurs politiques sociale et fiscale, sans vraie coordination européenne. Pour attirer les entreprises, nos États se livrent une concurrence malsaine dont nous sommes les premiers à payer les conséquences.

Pour beaucoup, dont les Jeunes cdH, les attentes sont maintenant grandes pour que le sommet de Göteborg soit plus qu’un outil de communication, mais bien le début du recentrage de la Commission européenne vers les enjeux sociaux. A cet égard, le Socle européen des droits sociaux est, selon l’eurodéputé Claude Rolin (cdH), un « véritable outil qui va permettre de réellement relancer la dynamique de l’Europe sociale ». Les principes du Socle, qui n’ont en soi pas reçu de valeur contraignante, peuvent être considérés comme une orientation commune prise par les États membres. Afin d’encourager la collaboration et le dialogue, une série d’indicateurs ont été définis afin d’évaluer les avancées et reculs de chacun des États dans les années à venir et de faire des recommandations si nécessaire.

Les Jeunes cdH sont convaincus que l’Union européenne ne peut se construire que si le bien-être social de chacun est assuré. Nous nous réjouissons de ce grand pas dans la bonne direction. Nous sommes néanmoins conscients également des enjeux considérables qui restent à régler. Nous ne manquerons pas d’y travailler en participant au débat, en discutant avec des jeunes d’Etats membres aux réalités sociales différentes, et en veillant à ce que les autorités belges, dont le gouvernement fédéral, portent au nom de la Belgique une voix favorable à l’Europe sociale dans les instances européennes.

 

Benoît Bouchat & Benjamin Bodson