Le réchauffement climatique, loin d’être le seul enjeu environnemental

Souvent résumé au problème du réchauffement climatique en soi, l’impact de l’homme sur l’environnement est pourtant bien plus large. À lui seul, ce point justifie des politiques environnementales fortes. Pour commencer, la disparition de plus en plus fréquente d’espèces fait craindre une « sixième extinction de masse » en cours. L’ère industrielle a également amené son lot de nuisances pour l’homme, en ville (microparticules par exemple) comme dans l’agriculture (produits phytosanitaires) et enfin, la pollution. Sans parler de la déforestation, des zones mortes dans les mers[1], de la fonte des glaces, de la désertification… Tous ces éléments, qu’ils soient ou non liés au réchauffement climatique méritent notre plus grande attention. D’autant qu’ils participent à une précarisation des environnements et écosystèmes naturels, ce qui renforce l’effet des autres tendances. Par exemple, les changements climatiques fragilisent les écosystèmes déjà mis à mal par les pratiques agricoles. Les deux entraînent une diminution des espèces.

Une sixième extinction ?

Aujourd’hui, 32% des espèces de vertébrés voient leur population décliner, 40% des espèces de mammifères ont perdu 80% de leur aire de répartition entre 1900 et 2015[2]. Plusieurs espèces en déclin sont bien connues du grand public, comme l’orang-outan du Bornéo (-25% en dix ans), le lion d’Afrique (-43% depuis 1993), d’autres sont tout simplement moins étudiées (c’est le cas des insectes). En mer, les biotopes sont extrêmement menacés par la surpêche, la pêche électrique et à explosifs, ou encore en raison du changement climatique (zones mortes).

Cette diminution des populations, touche aussi notre pays. En voici quelques exemples. En Wallonie par exemple, 65% des oiseaux « agricoles » sont en déclin[3]. En 2011, le gouvernement wallon lançait le « plan maya » face à la diminution des abeilles sauvages. Le hérisson, pourtant si fréquent est passé au statut d’espèce « à surveiller ».