À quoi s’engagent la Belgique, l’Europe et le reste du monde pour sauver le climat?

Notre environnement naturel est mis à rude épreuve. Le changement climatique accéléré par l’ère industrielle n’est pas le seul symptôme d’une planète à bout de souffle. La qualité de l’air, du sol, des eaux, la biodiversité, l’accès à l’eau, l’agro-alimentaire… plusieurs composantes essentielles de notre vie appellent à des changements radicaux. Préserver notre environnement de vie sera le plus gros enjeu de notre génération.

Du point de vue du réchauffement climatique, les gaz à effet de serres rejetés en masse dans l’atmosphère à partir de l’ère industrielle participent à une hausse des températures rapide, qui nuit à la faune et la flore, renforce les sécheresses, la désertification…. Mais au-delà du réchauffement climatique, la pollution de l’environnement nuit à la biodiversité et à notre santé.

Dans ce dossier sur l’environnement, nous parlerons de la dimension « réchauffement » ou « changement climatique » et les différentes avancées prises pour tenter d’amoindrir le rôle de l’homme. Dans un deuxième temps, nous aborderons les autres enjeux environnementaux indirectement liés au réchauffement, à savoir la qualité de l’air, de l’eau et des sols.

Lutter contre le réchauffement climatique : les accords internationaux, européens et la politique nationale

Si l’on se fie aux rapports du GIEC, le réchauffement est sans équivoque et remarqué depuis des décennies. Les 30 dernières années ont été les plus chaudes depuis que l’homme enregistre précisément les données climatiques[1]. En parallèle à une évolution globale des températures, les extrêmes météorologiques ont été plus fréquents et continueront à l’être, même si leur lien avec le réchauffement n’est pas toujours très clair.

Le réchauffement climatique est plus complexe qu’une augmentation des températures liée aux émissions carbone et entraînant un effet de serre sur notre planète.

Le développement socio-économique a favorisé (1) une augmentation des émissions de gaz à effets de serre (2) et a accentué le changement climatique. Changement qui se perçoit au niveau des températures, mais provoque aussi un changement des précipitations, une augmentation des événements extrêmes et une montée du niveau des mers (3). Ce changement rend vulnérables les écosystèmes (4), les ressources en eau, la sécurité alimentaire… et dès lors le développement humain. Ces quatre éléments s’influencent logiquement l’un l’autre.

Sur ce dernier siècle, la température mondiale a augmenté de 3°C, ce qui peut nous paraître peu, mais cela représente le changement le plus rapide de la température moyenne mondiale depuis plus de 10 000 ans. À titre de comparaison, la différence entre la période la plus froide d’une période glaciaire et la période la plus chaude d’une période interglaciaire est de 5°C à 6°C[2].

Face à ce réchauffement climatique, l’ONU, les accords de Paris, l’Union européenne et, à notre échelle, la Belgique, tous ont établi des plans pour diminuer l’impact de l’homme sur le climat.