Europe & Monde

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L’Union européenne est aujourd’hui un acteur incontournable de notre vie quotidienne. Souvent méconnue, elle est pourtant omniprésente et, contrairement aux propos de certains de ses détracteurs, elle ne se préoccupe pas uniquement de la taille des concombres ou ddu volume des chasses d’eau. L’Union européenne est avant tout un projet et un cadre communs qui rassemblent et qui permettent aux Européens de partager une vision de leur destin et former une communauté de valeurs. Elle permet d’unir pour mieux répondre aux enjeux du XXIe siècle. C’est en vivant et travaillant ensemble, à de larges échelles, que nous améliorerons l’avenir de chacun.

Mobilité étudiante

S’il est une politique de l’Union européenne particulièrement visible pour les jeunes, c’est celle de la mobilité étudiante. En quelques décennies, l’Union européenne a initié des projets de coopération universitaire dont le plus connu et abouti est le programme Erasmus+. Il s’agit d’un programme d’échange d’étudiants et de professeurs entre les établissements européens d’enseignement supérieur. Il est ouvert à l’ensemble des 28 pays membres de l’Union européenne, élargi à l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège, la Turquie et la Macédoine. Il permet aux jeunes qui le désirent de s’ouvrir à d’autres cultures, d’apprendre ou de perfectionner une langue, de gagner en autonomie mais aussi et surtout de vivre une expérience de vie qui contribue à rapprocher les citoyens européens.

Les Jeunes cdH souhaitent que l’offre et l’accessibilité aux Erasmus+ soient renforcées. Cela passe tout d’abord par une simplification des démarches administratives liées à cette formule d’échange, mais aussi par une meilleure information à l’égard des bourses existantes. Il est essentiel que ces bourses correspondent au coût de la vie locale mais aussi aux revenus disponibles des familles.

Afin d’assurer la reconnaissance des diplômes ainsi qu’une meilleure mobilité des étudiants et des travailleurs, les États-membres de l’Espace européen d’enseignement supérieur doivent continuer à rapprocher leurs politiques dans ce domaine. Le processus de Bologne, qui contribue à la convergence des systèmes d’enseignement supérieur, connait un essoufflement depuis plusieurs années, notamment à cause du manque d’intérêt des décideurs politiques nationaux. Les Jeunes cdH souhaitent que l’Union européenne poursuive ses ambitions en matière d’éducation en relançant ces projets de coopération et d’harmonisation.

En outre, les Jeunes cdH suggèrent que les étudiants présents dans un conseil communal puissent interrompre leur mandat durant la durée de leur Erasmus+. De cette manière, le mandat est exercé sans discontinuité et n’est pas un frein pour l’engagement des jeunes.

Propositions ?
  • Renforcer l’offre et l’accessibilité aux bourses Erasmus+ ;
  • Poursuivre l’harmonisation des systèmes d’enseignement supérieur et la convergence des politiques en la matière ;
  • Permettre aux étudiants élus dans un conseil communal d’interrompre leur mandat durant la durée de leur Erasmus+.
Immigration

Aujourd’hui, l’Union européenne est confrontée à un afflux important de réfugiés. Face à la guerre ou la dictature, ces personnes n’ont pas d’autres choix que l’exil. Cette fuite se fait pour beaucoup au prix de leur vie. L’Union européenne est un niveau de pouvoir essentiel dans la gestion d’une crise de cette ampleur. Elle peut renforcer la coopération entre les États-membres, dialoguer avec les pays tiers et mettre en place les moyens pour lutter contre le trafic et la traite d’être humain.

Le trajet jusqu’en Europe est très dangereux. Un grand nombre de réfugiés sont confrontés aux réseaux de passeurs, à la contrebande, au trafic et à la traite d’être humain. Il s’ajoute à cela les risques inhérents au transport en lui-même, qu’il s’agisse de la traversée de la Mer méditerranée ou du passage des frontières des différents États.

La réglementation européenne doit également être adaptée aux situations de crise. Par exemple, les accords de Dublin prévoient que les migrants et réfugiés soient pris en charge par le pays par lequel ils sont entrés dans l’Union européenne. Or, compte tenu de la situation actuelle, certains États (notamment la Grèce et l’Italie) sont incapables de gérer eux-mêmes cet accueil. Nous considérons comme primordial de revoir le mode de répartition des candidats à l’accueil afin de soulager ces pays particulièrement exposés.

Si l’Union européenne est un acteur majeur en matière d’immigration, tous les niveaux de pouvoirs sont impliqués dans l’accueil et l’intégration des migrants. Au-delà de la répartition des migrants entre les États, l’Union européenne doit veiller à ce que les États-membres mettent en place des politiques visant à l’intégration sociale et économique des personnes étrangères. Cela passe notamment par une meilleure et plus rapide reconnaissance des diplômes, l’apprentissage de la langue du pays, l’accompagnement vers l’emploi, l’offre des formations, l’aide au logement, etc.

Les Jeunes cdH souhaitent attirer une attention toute particulière à la situation des jeunes migrants, singulièrement à celle des mineurs non accompagnés. En 2015, au niveau européen, 29% des demandeurs d’asile étaient des mineurs. Plus de 88.000 d’entre eux étaient des mineurs non accompagnés. Il est essentiel d’assurer à ces enfants un accompagnement psychologique, sans quoi des traces indélébiles hypothéqueront un avenir déjà bien compromis pour eux. En effet, les traumatismes liés à la situation des pays dont ils proviennent, auxquels s’ajoutent ceux de l’éprouvant trajet migratoire, sont profonds. Nous devons également favoriser l’accueil de ces enfants dans nos familles afin de leur ouvrir des nouvelles opportunités d’avenir.

Propositions ?
  • Renforcer la coopération avec les pays tiers ;
  • Intensifier la lutte contre le trafic et la traite d’être humain ;
  • Mise en place de visas humanitaires ;
  • Renforcer le contrôle des frontières extérieurs ;
  • Revoir les accords Dublin afin de mieux répartir les migrants et  réfugiés entre les États-membres de l’UE;
  • Rapatriement rapide des personnes ne répondant pas aux critères ;
  • Accompagner psychologiquement les mineurs non accompagnés et favoriser leur accueil dans nos familles ;
  • Veiller à ce que les États-membres mettent en place des politiques visant à l’intégration sociale et économique des migrants.
Le Traité Transatlantique et le CETA

Le Traité Transatlantique (TTIP ou TAFTA) est un accord en cours de négociation entre l’Union européenne et les États-Unis. Ce traité a pour vocation de libéraliser les échanges commerciaux entre les deux plus grands blocs économiques du monde.

Propositions ?
  • Suspendre les négociations concernant le TTIP afin de revoir certaines balises du mandat de la Commission ;
  • Rester vigilant par rapport aux négociations sur le CETA.
Glyphosate

Les Jeunes cdH sont très concernés par les enjeux de santé environnementale, singulièrement celui portant sur l’homologation du glyphosate, désherbant le plus utilisé dans le monde et communément appelé Round Up. Cette molécule brevetée et commercialisée par le géant Monsanto est à l’origine de craintes quant à son impact sur la santé et sur l’environnement. Pour pouvoir être utilisé, le glyphosate doit recevoir une homologation. Les discussions concernant cette homologation sont menées par la Commission et les États-membres de l’Union européenne. Pour la Belgique, c’est le pouvoir fédéral qui est compétent pour mener ces discussions. Dans ce contexte, les Régions disposent encore de la possibilité d’interdire l’utilisation du glyphosate sur leur territoire même si celui-ci est autorisé par l’Union européenne.

Aujourd’hui, le glyphosate est autorisé sur le territoire européen. Les Jeunes cdH sont favorables à l’interdiction de cette molécule dont l’impact négatif sur la santé, lié notamment à des risques cancérogènes, a été démontré à de multiples reprises par plusieurs études indépendantes. Nous appelons dès lors les États-membres et la Commission à refuser le renouvellement de l’homologation du glyphosate et soutenons les initiatives régionales visant à interdire son utilisation.

Proposition ?
Voter contre le renouvellement de l’homologation de la molécule du glyphosate.
Vision de l’Europe et de son futur

Les Jeunes cdH sont favorables à une plus grande intégration de l’Union européenne. Cependant, nous sommes conscients que ce saut n’est pas réalisable à court ou moyen terme dans la configuration actuelle qui regroupe 28 États-membres (en attendant la sortie officielle du Royaume-Uni). Dès lors, les Jeunes cdH souhaite l’émergence d’un noyau dur d’États européens qui souhaiteraient avancer vers une vision fédéraliste, qui dépasse le cadre intergouvernemental et dispose d’institutions fortes dotées d’une réelle légitimité démocratique. Ce noyau dur pourrait être constitué au départ de l’Eurozone ou même d’un nombre plus restreint d’États. Ensuite, les parlementaires européens issus de ces pays constitueraient un organe de décision capable de décider à la majorité qualifiée (et non plus à l’unanimité comme c’est le cas actuellement). Cette Europe « recentrée » se consacrerait en particulier à certaines avancées cruciales, comme la convergence des régimes fiscaux et sociaux, la régulation des marchés financiers et l’instauration de mécanismes de solidarité entre les États-membres, le renforcement des normes environnementales de production et de consommation, l’investissement dans des réseaux de transport, d’énergie et de télécommunications ainsi que l’affirmation de la voix européenne au niveau mondial.

Proposition ?
Emergence d’un noyau dur d’États européens afin d’évoluer vers une vision fédéraliste.