Education

Education

 

L’éducation joue un rôle fondamental dans notre société et dans le développement de chacun. Elle est essentielle à la construction de nos savoirs, de nos compétences et de nos valeurs. Elle contribue à dessiner notre avenir personnel et notre destin collectif. Pour toutes ces raisons, l’éducation est le levier le plus important dans lequel nous devons investir si nous voulons vivre mieux, ensemble.

 

1. Enseignement obligatoire

1.1. Soutenir le rôle des parents dans l’éducation

Le rôle des parents est primordial dans l’éducation d’un enfant. Cependant, la pression du travail, renforcée sous l’effet des crises économiques à répétition, peut empêcher que ce rôle ne soit rempli dans des conditions optimales. Les Jeunes cdH sont favorables à ce que des mesures soit prises afin que les parents, quel que soit leur âge ou leur situation professionnelle, aient plus de temps pour s’occuper de leurs jeunes enfants.

Propositions ?
  • Allonger progressivement les congés de maternité de 15 à 18 semaines ;
  •  Impliquer les pères dans l’éducation en favorisant le congé de paternité et le partage du congé parental ;
  • Permettre un étalement du congé parental à raison d’un dixième temps sur 30 mois ;
  • Revoir à la hausse le montant des allocations d’interruption de carrière dans le cadre du congé parental pour qu’elles soient liées à terme au montant du salaire (afin d’encourager le père à exercer ses droits de congés parentaux) ;
  • Encourager les horaires flexibles faisant la place au télétravail ou aux horaires flottants[1] ;
  • Prévoir un accompagnement afin de développer les compétences et les ressources parentales pour l’éducation des enfants.

[1] Horaire de travail flexible au sein duquel l’employé dispose d’une marge de manœuvre plus importante en ce qui concerne son horaire de travail.

1.2. Soutenir financièrement les familles

Les allocations familiales constituent un élément essentiel du revenu des familles. Cette aide financière permet bien souvent de répondre à des besoins liés à l’éducation des enfants, aux soins à leur apporter, à leur habillement, aux multiples dépenses liées aux besoins quotidiens ou ponctuels des enfants. Elles sont un soutien continu dont les parents ont besoin et qui doivent permettre à chaque enfant de disposer des ressources nécessaires à son épanouissement.

Propositions ?
  • Simplification du système des allocations familiales ;
  • Mise en place d’une véritable allocation de rentrée scolaire.

1.3. Élever le niveau de performance des élèves

Pour développer au maximum les capacités de chaque enfant, il s’agit d’articuler approche individuelle et collective dans l’enseignement. Pour cela, l’autonomie des établissements scolaires doit être renforcée afin de permettre aux écoles de dégager des ressources et du temps pour répondre aux besoins de chacun, développer des méthodes pédagogiques adaptées, privilégier la remédiation à la relégation ou au redoublement.

Propositions ?
  • Mise à disposition de moyens d’encadrement supplémentaires pour assurer la remédiation, développer un accompagnement en petit groupe ou assurer un suivi personnalisé ;
  • Généraliser le travail en équipe et l’échange de pratiques entre enseignants ;
  • Mise à disposition et diffusion des ressources pédagogiques spécifiques à la remédiation ;
  • Création, diffusion et utilisation de manuels scolaires ;
  • Investir davantage dans l’école des devoirs ;
  • Favoriser le bilinguisme et le multilinguisme dans certaines écoles.
2. Enseignement supérieur

2.1. Améliorer l’accessibilité des études

Aujourd’hui, l’aspect financier limite encore l’accès des jeunes à l’enseignement supérieur, qu’il s’agisse du coût d’un minerval ou du prix d’un logement étudiant. D’autres types d’obstacles existent également pour les personnes présentant un handicap ou pour celles qui souhaiteraient reprendre des études après une longue période d’interruption. Des actions sont nécessaires pour réduire au maximum ces contraintes.

Propositions ?
  • Renforcer les domaines pris en charge par les bourses (logement, mobilité, handicap, support de cours,…) ;
  • Augmenter l’offre ainsi que la qualité des logements étudiants ;
  • Favoriser l’accès aux personnes en reprise d’étude notamment via la mise en place d’autres méthodes d’enseignement (e-learning, MOOC, etc.) et la valorisation d’expériences ;
  • Faciliter l’accès des personnes présentant un handicap moteur, auditif ou visuel à travers la mise en place d’aménagements au sein des infrastructures ;
  • Prévoir des dispositifs d’aide aux personnes présentant un trouble de l’apprentissage (dyslexie, dyspraxie, dyscalculie,…).

2.2. Soutenir la réussite

Il est important de garantir la réussite et de limiter les abandons pour des raisons liées à une mauvaise orientation ou une mauvaise préparation à l’enseignement supérieur.

Propositions ?
  • Renforcer les liens entre le dernier cycle du secondaire et l’enseignement supérieur ;
  • Améliorer l’information des élèves du secondaire sur les différentes filières d’études possibles dans l’enseignement supérieur ;
  • Faire en sorte que les écoles permettent aux élèves de s’absenter quelques jours pour suivre des cours « ouverts » ;
  • Renforcer la mobilité entre Universités, Hautes Écoles et École supérieure des Arts.

2.3. Améliorer la collaboration entre le monde du travail et l’enseignement supérieur

Il est important d’adapter nos formations aux besoins de la société en assurant le financement et l’ouverture de filières qui correspondent aux attentes du monde du travail. Le renforcement de la collaboration entre, d’une part, les Universités et les Hautes Écoles et, d’autre part, les entreprises peut aider les jeunes à s’insérer plus facilement sur le marché de l’emploi.

Propositions ?
  • Renforcer l’offre de stages en entreprises dans les programmes d’études ;
  • Soutenir les systèmes de bourses d’études du programme EXPLORT mis en place par l’AWEX proposées aux jeunes diplômés de l’ enseignement supérieur (Hautes Écoles ou Universités)  et étudiants en master des stages en commerce international en collaboration avec les entreprises wallonnes ;
  • Impliquer les établissements d’enseignement supérieur dans des coopérations locales avec les acteurs des secteurs marchands et non-marchands ;
  • Renforcer les formules de formation en alternance pour les étudiants dans l’enseignement supérieur.

2.4. Renforcer la mobilité étudiante

La mobilité étudiante est également une opportunité qui contribue à l’apprentissage d’une langue et à l’ouverture sur d’autres cultures. Le nombre d’étudiants en mobilité internationale, financés par les fonds européens ERASMUS+ et le fonds d’aide à la mobilité étudiante (FAME) augmente en Fédération Wallonie-Bruxelles. Cependant, les chiffres restent largement insuffisants en regard des objectifs fixés pour 2020, à savoir 20% des étudiants devront bénéficier de la mobilité européenne.

Propositions ?
  • Accélérer le processus de reconnaissance des diplômes étrangers ;
  • Augmenter les budgets de fonds d’aide à la mobilité étudiante (FAME) ;
  • Encourager nos étudiants à s’inscrire dans le programme Erasmus+ ;
  • Poursuivre les partenariats académiques qui permettent les échanges IN et OUT de professeurs et de scientifiques.

2.5. Refinancer l’enseignement supérieur

Dans un contexte de démocratisation de l’enseignement supérieur, les établissements ont des besoins toujours plus grands. Or, la Fédération Wallonie-Bruxelles est contrainte par des enveloppes fermées qui l’empêchent d’allouer plus de moyens à l’enseignement supérieur. Par conséquent, il est difficile de répondre aux besoins des étudiants avec des moyens limités.

Propositions ?
  • Programmer un refinancement progressif de l’enseignement supérieur concerté avec les acteurs du secteur ;
  • Développer des partenariats public-privé dans le respect de l’indépendance académique et des règles éthiques ;
  • Evaluer et, le cas échant, adapter les incitants financiers à la fusion entre plusieurs établissements permettant des économies d’échelle.