Les « jeunes pousses » s’engageront en 2017 et « feront » des voix en 2018

« C’est bien, il faut des jeunes en politique ». Voilà une phrase que nous, jeunes militants des partis politiques traditionnels, entendons régulièrement.

A l’heure où les populismes s’installent massivement en Europe en exaltant une haine malsaine contre les femmes et les hommes politiques. A l’heure aussi où plusieurs pratiques politico-financières scandaleuses sont porteés à la connaissance de tous, on sent qu’un espoir est posé sur les épaules de la nouvelle génération.

Cet espoir, c’est aussi une responsabilité. Et notre génération l’a bien compris. Elle s’engage dans le débat politique sous des formes variées ; dans l’associatif (Organisations de jeunesse, Initatives de Transition,…), les mouvements citoyens (Tout Autre Chose, Nuits Debouts,…) et dans de nouvelles manières de faire l’entreprise (Les nouvelles formes d’économie, basées sur des modèles plus humains sont en plein essor).

Cette vitalité « de sens » contraste avec les chiffres désastreux concernant l’engagement dit « traditionnel ». Le déclin du militantisme, principalement chez les jeunes, touche tous les pays occidentaux et toutes les sensibilités politiques. Une des causes de ce désintérêt est parfaitement illustrée par la récente étude publiée par le CRISP, qui met des chiffres sur la sous-représentation des jeunes parmi les élus. Quand bien même les jeunes s’investissent, peu de place leur est donnée dans les lieux de décision. Pour les membres francophones de la Chambre, par exemple, par rapport à 2007, « on assiste à une diminution sensible des représentants de moins de 35 ans (1,6 %, contre 16,1 %) et à une nette progression des plus de 55 ans (36,5 %, contre 16,1 %) » . Ces lieux de démocratie ne sont plus représentatifs de la société, trop élitaires, pas assez égalitaires, et tout sauf équilibrés au niveau des générations. Pourtant, ce sont bien là les lieux de construction du discours démocratique qui façonne notre société. Avec cette étude, notre démocratie représentative prend encore un coup. Une aubaine pour les populistes en puissance. On donne un boulevard à leur discours anti- système (qu’ils confondent lâchement avec « l’establishment ») et contre « le » politique, (avec lequel ils sous-entendent « les mandataires ».) Mais leur démagogie, bien qu’intelligemment construite, cache mal une volonté de créer un système encore moins juste.

La crise de légitimité dont on parle ici est assortie d’une crise d’efficacité dénoncée notamment par David Van Reybrouck dans son ouvrage « Contre les élections ». On aime ou on n’aime pas ses réponses, il pose les bonnes questions. Qui peut encore réfuter qu’une réforme fondamentale de nos institutions est nécessaire ? Alors, en attendant que soit entamée dans les partis politiques cette remise en question systémique, quel rôle pouvons-nous, les jeunes, jouer dans cette pièce ?
Celui d’acteurs debout ! Il nous faut monter sur scène, pardi ! Investir ces Assemblées ! Faire campagne ! Se jeter dans le débat ! Occuper la place ! Refuser d’être limités à la seule voix consultative ! Ne pas simplement écouter, être sensibilisés, suivre. Mais prendre la parole, exiger, décider ! Il faut plus de jeunes en politique, en ce inclus dans les assemblées parlementaires. Affirmons-le, affirmons-nous! Oui, l’engagement politique est un engagement citoyen, oui, il existe un « angle jeune » pour aborder les problèmes de société (rappelons que le « remain » au Brexit fut essentiellement porté par la jeunesse). Oui, en un certain sens, c’en est assez que certaines générations décident de l’avenir d’autres, à l’heure où notre monde est en profonde mutation. Et on le dit avec autant de force que de gratitude pour nos aînés qui nous ont amenés à être ce que nous sommes aujourd’hui.

Voilà un des rôles fondamentaux de nos jeunesses politiques ; amener des jeunes à être élus dans nos assemblées, à jouer un rôle. Alors, chers amis de la génération X et Y, engagez-vous ! Et ce (on va vous étonner), peu importe la jeunesse politique choisie. Ces clivages particratiques dans lesquels on tente de nous enfermer ne nous ressemblent pas. On ne les a pas choisis et ils ne feront plus partie du nouveau modèle démocratique qui adviendra. Mais c’est de l’intérieur qu’on changera nos institutions, pas en restant au balcon. Entrons donc dans le jeu comme il est organisé aujourd’hui. Distillons notre vision du monde, celle des « Millenials », où la coopération remplace la compétition, où le pourquoi est posé avant le comment, où l’exemplarité est préféré au statutaire, où on recherche l’accomplissement de soi et pas la réussite aux yeux des autres.

Alors au travail ! Vous entendrez parler de nous dans les mois qui viennent. Car nous serons les principaux impactés demain, des décisions qui se prennent aujourd’hui.

La nouvelle équipe des Jeunes cdH,

Christophe De Beukelaer, Président (Bruxelles)
Joaquim Hernandez-Dispaux, Secrétaire Général (Namur)
Alison Lecocq, Secrétaire Politique (Hainaut)
Alketa Selimaj, Secrétaire International (Bruxelles)
Gaelle De Roeck, Trésorier (Brabant Wallon)
Tiffany Bulteau, Responsable Communication (Bruxelles)
Raphael Grégoire, Responsable Elections 2018 (Liège)
Sébastien Michel, Responsable Elections 2019 (Luxembourg)
Rémi Belin, Responsable Grands Evenements (Namur)
Sarah Glarner, Responsable étudiants (Hainaut)
Camille Maitrejean, Lien avec les structures connexes (Luxembourg)
Jérémy Vanderstraeten, Trésorier adjoint (Brabant Wallon)