Demande de révision de l’examen d’entrée en médecine

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Les JcdH demandent que le décret organisant l’examen d’entrée en médecine soit revu en urgence

En tant que Jeunesse politique, nous sommes réellement abasourdi par le scandale de l’examen d’entrée en médecine cette année. Des centaines d’étudiants compétents, motivés, qui ont sacrifié leur été pour cet examen, ont été recalés injustement. Et pour cause : un examen mal écrit, mal coté et pour lequel les étudiants n’ont pas pu se préparer correctement. La responsabilité des pouvoirs publics est grande comme le décrit bien le député Georges Dallemagne dans son opinion parue ce jour : (http://www.lalibre.be/debats/opinions/examen-en-medecine-un-sommet-de-betise-d-absurdite-et-de-brutalite-gratuite-opinion-59c2455acd705ab67ee121c1)

Dès lors, les Jeunes cdH demandent :

1) Dans l’immédiat, que le Parlement de la FWB revoie le décret en urgence afin depermettre aux étudiants qui ont obtenu la moyenne générale à l’examen d’accéder aux études de médecine, même s’ils ont raté une des 8 branches (même système de cotation qu’en Flandre). A situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle. Selon des estimations fiables, on obtiendrait alors un taux de réussite de 50%. Cela permettra, après un long parcours de 7 années d’études, d’aboutir à un nombre acceptable de médecins sortant en 2023 qui doivent pouvoir bénéficier d’un numéro INAMI.

2) Que l’examen de l’an prochain soit organisé en juillet (et non en septembre) et que les fédérations d’étudiants puissent être associées au travail du jury qui le prépare. Des centaines d’étudiants ont en effet déjà commencé à suivre les cours (et acheté leurs livres !) dans d’autres branches ; pharmacie, sciences biomédicales, etc. et doivent pouvoir retenter leur chance l’an prochain dans de bonnes conditions.

3) Que le gouvernement fédéral se penche enfin sérieusement sur le système des numéros INAMI qui est complètement ubuesque, comme vient de le confirmer le Conseil d’Etat dans son avis rendu le 19 juin 2017. Et ce, notamment au regard des médecins étrangers qui bénéficient d’un puit sans fond de numéros INAMI. Ce système injuste pénalise les étudiants belges face aux médecins étrangers. Le cas échéant, le gouvernement fédéral doit porter cette question au niveau européen.