Allocations d’étude : le recul (heureux) de Marcourt !

Ce mercredi, en séance plénière du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le Ministre de l’Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt est intervenu sur la révision de sa réforme des allocations d’études. En 2016, le Ministre concluait un accord avec le Président de la FEF afin de supprimer le critère académique pour l’octroi des bourses. Une victoire ? Sauf que…

Avant l’année académique 2016-2017, l’octroi d’une allocation d’étude était conditionné à la réussite de l’étudiant. Une année d’échec par cycle d’études était néanmoins tolérée, l’année dite « joker ». Avec la réforme de l’organisation des études introduite par le décret « paysage », les concepts d’année d’étude et de réussite sont devenus difficilement compatibles avec la législation en matière d’allocation d’étude.

Suite à un accord avec la Fédération des Etudiants Francophones (FEF), le Ministre de l’Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt, a supprimé ce critère académique. Peut-on pour autant conserver sa bourse en échouant à répétition ? En réalité, non… Rappelons utilement que pour être éligible à une allocation d’étude, l’étudiant doit toujours être finançable. Or, le financiabilité d’un étudiant est conditionnée à sa réussite. Les Jeunes cdH et les EDH regrettent la publicité mensongère du Ministre Marcourt et de la FEF qui font croire aux étudiants qu’ils peuvent échouer plusieurs fois, tout en restant boursier !

Par ailleurs, pour financer cette mesure, le Ministre de l’Enseignement supérieur (en accord avec la FEF ?) a introduit une mesure budgétaire : la globalisation des revenus. Ainsi, depuis cette année académique, l’ensemble des revenus du ménage de l’étudiant (et non seulement ceux des parents) sont pris en compte pour déterminer s’il peut bénéficier ou non d’une bourse. En conséquence, les revenus des frères, sœurs, grands-parents ou autres personnes qui vivent sous le même toit que l’étudiant sont intégrés à ceux des parents, comme s’ils contribuaient à financer ses études.

Comme l’a souligné la Députée Isabelle Moinnet, : « la globalisation des revenus méconnaît la pluralité des modèles familiaux, handicapent les familles nombreuses et fait fi des réalités des jeunes qui, à défaut d’emploi ou de moyens de se loger, vivent de plus en plus longtemps chez leurs parents ».

Comme il l’a confirmé devant le Parlement, la Ministre Jean-Claude Marcourt devrait revoir sa copie et exclure les revenus des frères, des sœurs et des autres étudiants du ménage de la globalisation des revenus. Les Jeunes cdH et les EDH réclament la suppression pure et simple de cette méthode de calcul du revenu des ménages des étudiants qui pénalise ceux qui réussissent pour financer ceux qui sont en situation d’échecs successifs. Seuls les revenus de l’étudiant, ou de ses parents lorsqu’il est leur charge, doivent être pris en compte !

 

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CP – Allocations d’étude (JcdH-edH)