10 mesures pour rénover l’action publique

La semaine passée, notre président, Christophe de Beukelaer confiait à La Libre ses propositions pour transformer le fonctionnement de notre démocratie. Ce sont dix résolutions pour changer le fonctionnement de la politique, mais aussi, l’administration en Belgique.

Nous constatons que

  • La démocratie a besoin d’être réenchantée
  • L’organisation politique de la Belgique repose sur 4 grands piliers qui sont interconnectés : le parlement, les cabinets ministériels, l’administration et les partis politiques. Parmi ces 4 piliers, les partis politiques occupent une place centrale.
  • Le Parlement est trop inféodé au gouvernement. Les parlementaires sont trop vus comme des presse-boutons, certains se comportent comme tels. La séparation des pouvoirs (entre législatif et exécutif) est en danger !
  • Le pouvoir est fort entres les mains des cabinets ministériels et des états-majors des partis : cela pose une question démocratique car ces personnes ne sont pas élus directement.
  • Démocratie devenue particratie : les partis négocient les accords de gouvernements, nomment les ministres et font le suivi de leurs actions, nomment les administrateurs publics et font les listes électorales. Les décisions sont prises par un petit groupe (fonctionnement opaque)
  • La véritable impulsion de l’action politique vient des gouvernements car ceux-ci sont appuyés par des cabinets ministériels pléthoriques qui se positionnent au cœur du système. Ils entretiennent des contacts privilégiés avec l’ensemble des acteurs clés (syndicats, monde académique, collectifs citoyens, etc) et puisent l’expertise de l’administration à travers le régime du détachement.
  • Il existe une méfiance manifeste des cabinets ministériels vis-à-vis de leur administration, ceux-ci l’accusant d’une trop forte politisation car on y retrouve souvent d’anciens membres de cabinets d’un parti politique concurrents
  • L’administration est devenue un simple organe d’exécution de la politique du Ministre
  • Tout ça a pu avoir son sens dans le passé. Aujourd’hui ; la révolution numérique emmène avec elle une nouvelle culture de la transparence totale et de l’instantanéité